Hiya Hiya – Chiaogoo : le match

Depuis peu, j’ai deux marques d’aiguilles circulaires dans la boutique : Hiya Hiya et Chiaogoo.

Pourquoi deux types d’aiguilles ? Quelles sont les différences ? Je vous explique tout !

Les pointes :

Les deux marques ont les pointes bien pointues, surtout pour les tailles de plus de 3 mm. En Chiaogoo, j’ai choisi la gamme « lace », faite pour bien attraper les mailles en tricotant la dentelle. Toutefois, il y a pointu et pointu !

Les Chiaogoo sont légèrement moins effilées que les Hiya Hiya. Si vous trouvez que les Hiya vous blessent les doigts (si vous poussez votre aiguille avec votre doigt), optez pour les Chiaogoo. Si vous voulez une aiguille très pointue, les Hiya Hiya sont pour vous.

Les câbles :

Les câbles sont souples, la jonction avec la pointe d’aiguille est lisse – mais les câbles sont très différents selon les marques !

Les Chiaogoo ont un câble métallique revêtu d’une matière plastique. Le câble est complètement relâché et ne se vrillent pas du tout sur lui-même. C’est vraiment très agréable pour tricoter des pulls ou des châles.

Les Hiya Hiya ont un câble nylon qui a plus de « mémoire de forme ». Il va donc vivre sa petite vie, et parfois « rebiquer » (une tendance que je trouve se renforce dans le temps). Par contre, ce câble est encore plus fin et encore plus souple que celui des Chiaogoo. C’est donc le choix optimal pour tous vos projets en magic loop : chaussettes, cols, bonnets – personnellement, je tricote toutes les petite circonférences en magic loop ! Aussi, le choix de longueurs est plus grand pour les Hiya Hiya, de 23 cm à 150 cm.

J’espère que cela peut vous aider pour choisir votre aiguille !

Les photos de moi avec les aiguilles sont extraites de mon dernier vlog – vous pouvez le visionner pour voir les aiguilles « en action » !

Rabattage à l’italienne

Le rabattage à l’italienne est un rabattage à l’aiguille à laine, très bien adapté au point brioche et aux côtes 1/1.

Je vais montrer le rabattage à l’italienne sur cet échantillon, tricoté au point brioche en mérinos moyen.

Je coupe le fil en laissant une longueur équivalente à environ 4 fois la longueur du bord à rabattre, et je l’enfile sur l’aiguille à laine.

Mon échantillon comporte une maille lisière au début et à la fin de chaque rang. Je vais rabattre cette maille simplement en passant le fil dans la maille, sans la défaire, pour ensuite la faire tomber de l’aiguille. Cette étape ne fait pas partie du rabattage à l’italienne.

Dans le rabattage à l’italienne, on passe deux fois dans chaque maille. On commencer par deux étapes préparatoires, pour passer la première fois dans les deux premières mailles.

Point important : la première fois qu’on passe dans une maille, on la prend « en sens inverse » : pour une maille endroit, on passe comme si on allait la tricoter à l’envers ; pour une maille envers, on passe comme si on allait la tricoter à l’endroit.

Étape préparatoire 1 : Passer l’aiguille à laine dans la première maille (maille endroit), comme pour la tricoter à l’envers, de droite à gauche. Laisser la maille sur l’aiguille.

Étape préparatoire 2 : Passer l’aiguille à laine dans la deuxième maille (maille envers), comme pour la tricoter à l’endroit, de gauche à droite. Laisser la maille sur l’aiguille.

Ensuite, le rabattage consiste en la répétition des quatre étapes suivantes :

1 : Passer dans la première maille (maille endroit), comme pour la tricoter à l’endroit. Faire tomber la maille de l’aiguille.

2 : Passer dans la maille endroit suivante (deuxième maille sur l’aiguille), comme pour la tricoter à l’envers. Laisser la maille sur l’aiguille.

3 : Passer dans la première maille (maille envers), comme pour la tricoter à l’envers. Faire tomber la maille de l’aiguille.

4 : Passer derrière l’aiguille, entre la première et la deuxième maille, de l’arrière vers l’avant, passer dans la deuxième maille (maille envers) comme pour la tricoter à l’endroit en ressortant derrière l’aiguille.

Répéter toujours ces 4 étapes, jusqu’à la fin du rang.

Je vous proposé également une vidéo pour cette technique :

Montage tubulaire bicolore (méthode Carol Sunday)

Voici un tuto pour la technique de montage utilisée notamment par Carol Sunday dans son magnifique modèle Soutache :

Pour ce montage, il vous faut les deux fils de votre projet en point brioche, et un reste de fil dans une couleur contrastante avec lequel vous allez monter vos mailles.

D’abord, il vous falloir calculer votre nombre de mailles. Important : ici, nous allons monter un nombre de mailles impair, comme dans le modèle Soutache.

Pour arriver à 21 mailles au total, je divise ce nombre par deux ( = 10,5), et j’arrondis vers le haut. Je monte donc 11 mailles. Ensuite, je coupe le fil – ce fil contrastant ne sert qu’au montage.

Je tricote un rang en mailles endroit avec ma couleur principale. Ce côté sera l’endroit de l’ouvrage.

Si la première maille vous semble un peu « instable », vous pouvez la sécuriser en faisant un nœud simple avec le fil du montage. Ne serrez pas trop, il va falloir défaire ce nœud après !

Je tourne, et je tricote la première maille comme indiqué dans le modèle (ici, une maille envers). Je laisse mon fil à l’arrière du travail.

Maintenant, il faut repérer le brin horizontal entre la maille qui vient d’être tricotée et la maille suivante. Si vous avez déjà fait des augmentations intercalaires, il s’agit du même brin utilisé pour ces augmentations. Je soulève ce brin et je le place sur l’aiguille de gauche.

Je vais ensuite tricoter ce brin à l’endroit, sans le vriller (contrairement aux augmentations intercalaires, avec ma couleur contrastante ( = couleur de fond).

Les deux fils doivent maintenant se trouver à l’arrière du travail.

Avant l’étape suivante, je ramène les deux fils vers l’avant (entre les aiguilles).

Je tricote la maille suivante à l’envers avec la couleur principale.

Je mets les deux fils à l’arrière.

Je soulève le brin entre les mailles et je le place sur l’aiguille de gauche pour le tricoter à l’endroit avec le fil de couleur contrastante.

La séquence :

  1. Placer les fils vers l’avant
  2. Tricoter la maille déjà sur l’aiguille de gauche à l’envers avec la couleur principale
  3. Placer les fils vers l’arrière
  4. Soulever le brin entre la maille précédente et la suivante, le placer sur l’aiguille de gauche et le tricoter à l’endroit (sans vriller la maille) avec la couleur contrastante.

Répéter de 1 à 4.

À la fin du rang, j’ai bien ajouté 10 mailles grises à mes 11 mailles jaunes de départ. J’ai au total 21 mailles, avec une alternance entre les deux couleurs. Je peux tourner mon travail et commencer à tricoter en point brioche, selon les explications.

Ici, j’ai fait quelques rangs au point brioche bicolore. Je peux dès maintenant défaire mon montage provisoire.

Un crochet est bien utile pour défaire le fil du montage.

Le résultat : un montage bien élastique (important pour le point brioche) où les mailles semblent se plier autour du bord (c’est l’idée du montage tubulaire), sans bord apparent.

Et si vous préférez la vidéo, vous la trouverez ici :

Tricot dentelle plus facile : pour voir encore plus clair dans les grilles

Que cela s’appelle une grille ou un diagramme, représenter un point tricot avec des symboles a beaucoup d’avantages. Mais parfois, on s’y retrouve plus facilement avec un ou deux petits astuces !

Pour ne pas oublier où l’on en est, beaucoup d’entre vous marquent les rangs travaillés avec un surligneur. Très bonne idée – mais que faire si on doit défaire quelques rangs et recommencer ?

Pour ma part, j’utilise un ou plusieurs post-its, en fonction de la largeur du diagramme. Ils sont faciles à repositionner au fur et à mesure – et aussi si on a besoin de revenir en arrière.

Je les placent au-dessus du rang que je suis en train de tricoter. C’est plus facile pour se repérer dans le point, et cela permet de vérifier au fur et à mesure qu’on est sur la bonne voie. Un point de repère très facile est par exemple une maille endroit tricotée au-dessus d’un jeté au rang endroit précédent. En faisant un peu attention à cela, vous verrez tout de suite si vous êtes décalée d’une maille dans un sens ou dans l’autre.

La facilité pour repositionner les post-its peut se retourner contre vous. Petit à petit, la colle ne colle plus aussi bien, et le post-it peut se décaler sans votre intervention. N’hésitez donc pas à remplacer les post-its souvent. Une précaution supplémentaire est de noter le dernier rang terminé à chaque fois que vous posez votre tricot.

Dans les points ajourés, il y a les mailles « normales » (endroit sur l’endroit, envers sur l’envers) et « les autres » (les jetés, les diminutions). Quand on a plusieurs mailles « normales » à la suite, c’est parfois très pratique de les compter une bonne fois pour toutes et noter le nombre sur la grille. Ici, je vous montre la grille de 1847 à titre d’exemple, mais c’est encore plus utile quand vous avez un plus grand nombre de mailles « normales » qui se suivent – comme par exemple dans le point du châle Portico, créé par Kirsten Kapur.

Cette indication du nombre de mailles peut vous servir deux fois. Une fois sur le rang en question, souvent sur l’endroit, pour faciliter le comptage des cases sur la grille – ce n’est pas toujours évident de voir du premier coup d’oeil s’il faut faire 11 ou 12 mailles endroit à la suite ! Et une deuxième fois sur le rang suivant, souvent sur l’envers (et dans de nombreux points un rang « de repos » où on tricote toutes les mailles ou presque à l’envers). Les jetés et diminutions sont relativement faciles à distinguer sur l’envers aussi. Vous pouvez donc compter une nouvelle fois vos mailles « normales » pour vérifier que vous n’avez pas perdu une maille ou fait une de plus par inadvertance.

Et vous, comment vous gérez les grilles ? N’hésitez pas à partager vos suggestions dans les commentaires ci-dessous !

Tricot dentelle plus facile – repères et « fils de survie »

Il y a des petits astuces qui permettent de mieux se répérer dans son tricot en points ajourés – et d’autres qui permettent de mieux rattraper ses erreurs !

Repères, marqueurs, appelez-les comme vous voulez, mais utilisez-les ! Parfois ce sont des véritables petits bijoux, parfois (comme dans ma photo) des simples bouts de fil de couleur contrastante, noués autour de l’aiguille.

L’important est de les mettre sur l’aiguilles, et pas dans vos mailles. Quand vous les recontrez en tricotant, vous les passez simplement d’une aiguille à l’autre. Ainsi, ils restent en place rang après rang.

Ils vous servent à vous retrouver dans le point, et à « limiter la casse ». Dans un point avec plusieurs répétitions sur le même rang, vous pourrez vérifier à chaque repère que vous avez bien le bon nombre de mailles, en comptant seulement entre les deux dernier repères.

Dans le châle 1847 que nous tricotons actuellement, j’ai placé mes repères aux endroits correspondant aux lignes colorées dans le diagramme.

Lorsque l’on augmente au diminue juste avant ou juste après un repère, celui-ci peut se retrouver « du mauvais côté ». Il faut alors, tout de suite ou au rang suivant, le remettre à sa place, en vérifiant bien le nombre de mailles avant et après le repère. Ils méritent bien ces quelques instants d’attention, tant ils nous facilitent la vie et le tricot !

Dans les points et ouvrages un peu complexes, le « fil de survie » peut vous être très, très utile … À l’intervalle de votre choix, passer un fil lisse de couleur contrastante dans les mailles sur l’aiguille à l’aide d’une aiguille à bout rond.

Attention ! Ne passez pas le « fil de survie » dans vos repères/marqueurs, ils ne pourront plus suivre le travail au fur et à mesure !

Le « fil de survie » reste simplement là, et vous continuez à tricoter. Si vous vous trompez et vous avez besoin de défaire, vous pouvez tranquillement sortir votre aiguille de l’ouvrage et tirer. Le fil de survie maintiendront vos mailles que vous pourrez ainsi rattraper sur votre aiguille pour recommencer la dernière partie tricotée – plutôt que de reprendre depuis le début.

Vous avez donc intérêt à en placer plusieurs, au fur et à mesure de votre progression. Cela prend un peu de temps, mais vous serez vraiment plus tranquille !

Les fils de survie sont faciles à enlever en fin d’ouvrage – à condition d’avoir bien suivi le conseil de choisir un fil lisse.

J’espère que ces petits astuces auront été utiles !